J’ai aimé une amitié qui ne l’est pas restée

J’erre en solitaire dans les avenirs de la vie, guidé par une souvenance de sensations violentes d’un amour qui n’a pas existé.

Oui j’ai aimé cette amitié qui ne l’a jamais fait. Je lui ai donné plus que ma vie, puisque je l’ai aimée, quand elle m’a pris la main.

C’était une amitié féminine ou masculine, je ne me souviens plus, mais elle était sincère, du moins je le croyais.

C’était il y a si longtemps, durant l’été de nos vingt ans, là ou duo de chairs intensément se découvraient en corps ouverts à cœurs vacants.

Devrais-je rougir ? Regretter ? Taire cette souffrance ? Et maintenant, faire croire que je suis encore capable d’aimer ? Sans connaître l’amitié ?

J’ai épanché mon cœur en croyant au bonheur. J’ai joué tous les rôles qui m’ont été confiés et je crois avec un succès certain. Mais voilà, ce n’était que des rôles dans des pièces de vies éphémères ou la critique ne pouvait se lâcher par manque de vérité.

Curieuse sensation jamais reconduite, que cette main dans la mienne, peau contre peau, doigts enlacés.

Que c’était fort, du moins pour moi.

A l’occasion, si vous connaissiez une amitié masculine ou féminine, libre, franche et honnête, n’ayez pas de crainte à me la confier amicalement, juste pour un moment, pour la vie.

Ça arrivera bien . . . une fois !

Agie, 2016-11-07