J’ai rêvé d’un ailleurs si proche et si lointain

Qui pourrait se permettre de critiquer la richesse sans l’avoir jamais palpée ?

La véritable richesse n’est qu’une loupe portant sur des entourages vécus et à venir, ouvrant la porte de la sagesse.

J’ai rêvé d’un ailleurs ou le vent efface les blessures des cœurs ou les mots laissent traces, rêvé d’un ailleurs comme on rêve d’un fruit pour étancher sa soif et redonner la vie.

J’ai rêvé d’un ailleurs ou la parole est reine, ou l’on prête serment et les promesses tiennent, un regard un sourire, une main dans une main, pas de sceau ni témoin pour sceller un destin !

Quelle est cette envie folle à toujours vouloir, rechercher l’impossible et ne jamais le voir ?

J’ai rêvé d’un ailleurs aux prières bien étranges, des monts de Judée aux rives du Gange, quand Yahweh, Jehovah deviennent alléluia, où l’unique chemin est le DEVAYANA.

J’ai rêvé d’un ailleurs aux couleurs arc en ciel, d’un monde meilleur à la saveur de miel, oublier que le rouge noie le vert de l’espoir et qu’un simple blanc peut omettre le noir.

Quelle est cette envie folle à toujours vouloir, rechercher l’impossible et ne jamais le voir ?

J’ai rêvé d’un ailleurs sans avant ni après, où l’usure du temps se fait sans intérêt, savoir tout donner sans l’envie de reprendre, avant de juger essayer de comprendre !

J’ai rêvé d’un ailleurs qui ne soit pas trop grand, pour voir dans ton regard le fond de l’océan, un ailleurs idéal fait pour toi et moi, où le temps s’écoulerait entre nos doigts.

Quelle est cette envie folle à toujours vouloir, rechercher l’impossible et ne jamais le voir ?

Agie, 31-10-2016