Comment pourrais-je te respecter si je ne me respecte pas.

Un casque n’est pas une frontière, un stylo, pas une rapière et un langage, pas une barrière.

Si ton silence est synonyme d’un autre monde, le mien doit respecter ton devenir sans l’orienter.

Qui de nous pourrait se permettre d’affirmer sa compréhension de l’autre, l’autorisant à lui ouvrir la porte vers l’éducation qu’il croit sienne par ignorance ou, acte criminel, pour ne pas vouloir découvrir son erreur de le faire ?

Qui de nous oserait se présenter sous une quelconque représentativité d’un dieu, d’un maître, d’une idole ou autre démiurge et détruire entre lames acérées et larmes apeurées, l’histoire d’un peuple ?

Tempes grisonnantes et nuques blanches ne sont pas les critères de la connaissance mais d’une connaissance. Il n’est pas nécessaire d’avoir des ailes pour décider de son envol et de l’affirmer.

Je t’offre simplement mon bras afin que nos mains puissent trouver, retrouver ou ne pas perdre cet équilibre qui nous est si fragile.

Je ne suis pas ton tuteur pour la perte de toi ni votre « vouteur » par cette même disparition.

Je te dois ce regard que tu me portes par respect de la confiance que tu m’accordes et dois la mériter EN PERMANENCE.

Le ciel t’est ouvert, alors envoles toi vers ces horizons que tu n’atteindras jamais.

Enfin, je te le souhaite.

Agie, 2016-10-26

Je t’offre « Entre d’eux », de mon troisième album : LE V DE VERS