Courageux sur les absents par absence de courage

Hombre, ils se nomment hombre et ce sont des hommes eux !

Par ici, on les appelle ombre.

Ils ont dû égarer la hache ou le hasch de « guère » selon leur traversée des océans ou déserts, enfin, des endroits de grande solitude pour eux. Mais s’ils ont perdu leur H, ils se prétendent néanmoins être des « ommes », sans couilles il est vrai, mais des « ommes » quand même car eux nuquent et moi pas.

Ils sont facilement reconnaissables et c’est très simple pour les « repairer ».

En votre qualité d’investigateur novice investi du droit d’investiguer, je vous conseille de tester l’exercice suivant, et précédent pour vous, en pleine lumière car c’est là que les trous du cul se meuvent.

On y va ?

Alors mettez-vous dans la lumière, comme eux aiment le faire, et marchez lentement au début. Regardez discrètement autour de vous, surtout à hauteur de vos bottes et vous verrez une tâche vous suivre selon l’orientation de la source lumineuse. Ne faites pas trop de bruit afin d’éviter d’effacer toute trace de leur audace et vous pourrez constater que ces ombres s’agitent souvent dans votre dos, se servant du moindre de vos gestes pour sembler exister à votre détriment.

Essayez d’accélérer vos mouvements. Le résultat sera le même, un peu comme des mouches autour d’un plat excrément compact : ils collent. Et si vous n’êtes pas d’acolle avec eux, passez à l’ombre, car dans cette situation, ils ne peuvent exister.

Et hop ! l’affaire est dans le sac, plus de connard autour de vous (pardon, je voulais dire ombre).

Ces tireurs de foire à dix balles, forts en bouche quand ils sont seuls à l’ouvrir, fonctionnent d’avantage du « langue de vipère » à « ouïe hypocrite » plutôt que de main à main, car certaines d’entre elles peuvent se transformer en points sur les I et parfois même en poings sur la gueule et ça, ils le savent bien.

Allez, ça suffit maintenant pour eux.

Ah, mais arrêtez ! Vous me faîtes de l’hombre.

Bon, j’éteins la lumière.

Agie, 2016-10-15