Mais, je suis noir, moi !

 

Mais je suis noir moi, lorsque la flamme brûle l’étincelle pour des cendres de mon toi.

Et si l’on met gorges en gospel au fond des rus pour que le riz d’eau soit à la baisse, alors je serais noir, moi.

Mais je suis noir moi, lorsque beurs se frisent à front de poêle pour un harki parmentier sur fond d’omission.

Et si je sombre à blanche ville sans pré, face à l’idée d’un ouragan, alors je serais noire, moi.

Mais je suis noir moi, lorsque maux annotés sont sous-émargés au petit-gris sans queue ni coquille par notables éthyliques.

Et si je passe à l’ombre pour ne point voiler la scène sainte, alors je serais noir, moi.

Mais je suis noir moi, lorsque l’on me déclare inepte aux frontières de la bienséance.

Et si le nombre dépasse l’ardoise à la limite de l’usure, alors je serais black, moi.

Et si ma toile s’irise d’une onde rouge sans pinceau mais au couteau, alors je serais moire, moi.

Agie, 2016-10-12