La tête en l’air, le caddie par devant, ils suivent leurs vies

Je viens d’être invité à un vernissage organisé pour une peintre ajoutant à ses pinceaux des débuts dans la sculpture.

Une salle, de quelques mètres sur quelques mètres et sous quelques mètres, emmurée par quatre emplacements pouvant supporter une dizaine de toiles accompagnées de sculptures, statuettes et toreutiques du moins, je crois.

Au centre, une table longue sur laquelle sont exposées quelques moins rare pièces de veau, porc et de fromages, dont le pourtour est parsemé d’une poignée de verres prosant pour la pause.

L’artiste, bien présente par l’indélicatesse de son absence, a laissé sa place au silence et aux dentiers acérés provoquant le mélange précédent.

Un hôte improvisé hôte de service reçoit les hôtes présents, estomacs avides de curiosités alimentaires sous arrosage au goute à goute.

Pas de commentaire sur les œuvres ni de commentateur pour les commenter, alors, après avoir essayé de comprendre les matériels et matériaux exposés je me suis orienté vers la porte de sortie ou une voix m’a rattrapé en me posant la question suivante :

  • « Tu ne manges pas et ne bois rien ? »

J’ai failli répondre par une éructation digestive de ma vision globalisée sur cette ex-pôt affligeant mais mon éducation me l’a interdit.

Vous m’en voyez sincèrement désolé.

Allez, levons nos vers pour que vive la culture, ses élevages et leurs water-closets.

Agie, 2016-10-09