Hasta la vista siguel’el camino . . . avoir le choix de le faire.

Une de mes relations est venue me voir récemment pour m’informer de la décision qu’elle avait prise : départ prochain et de manière définitive à destination d’un pays très lointain.

SUPER ! Je partage totalement ce choix.

Combien sont-ils à avoir rêvés d’autres vies dans ces pays que nous connaissons souvent uniquement de manière touristique au travers de clichés et d’affiches ayant pour vocation à exciter les ouvertures de nos porte-monnaie.

Combien de bateaux ont ainsi été construits durant des années pour ces destinées de vies autres que celles dans lesquelles les envies disparaissent au bénéfice d’un devenir obligationnel.

Mais il est vrai que les rêves aident parfois à supporter les aléas de la vie par lesquels il faut passer avant de les réaliser.

Un navire est fait pour naviguer, une embarcation pour embarquer et une vie pas pour rêver mais pour exister.

Alors, cher ami : HASTA LA VISTA !

Quelques temps après, j’ai appris que ce désir de voyage définitif correspondait à une erreur de parcours qui aurait pu être très grave et que cette personne cherchait à fuir.

Cher ami, je t’offre cette chanson, à toi, ta bêtise, ta lâcheté, ton manque de connaissance de toi-même.

Fuit mon ami, fuit et éloigne toi au maximum . . . de toi-même !

Les vrais portes du voyage ne se conjuguent pas spécialement en lieues ou en miles.

Un souffle sur une page, afin de ne plus voir

Quitter son escale, pour connaître l’espoir

Voir une larme perler à l’ombre d’un regard

Une goutte de rosée creusant son départ

Savoir ouvrir sa fenêtre aux immenses horizons

Entendre l’appel des vents du loin

Balayer les souvenirs sans non.

Hasta la vista, sigue’el camino

Hasta la vista, Y buen viento

 

La main crispée à fendre la pierre

La ligne bleue des cieux à hauteur des yeux

Frisson de couleur, à l’ocre des argiles

Saluer au passage, les iles de l’éveil.

Partir au gré des océans, en foulant les nuages

Combien de mers à franchir

Pour saisir la mouette au vol.

Hasta la vista, sigue’el camino

Hasta la vista, Y buen viento

 

Oubli des mots-nés sortis ventre à terre

Baignés de soleil à l’aube des mauvais jours

Féconder sa douleur, au cri de l’albatros

Fertiliser sa peine, contre les vagues déchainées.

Savoir prendre le vent, fuir à contre-courant

Sur un vaisseau sans équipage

Et découvrir la liberté.

Hasta la vista, sigue’el camino

Hasta la vista, Y buen viento

Je te souhaite un magnifique voyage de vie.

Agie, 2016-09-29