Les assistés de la vie

Raides de la nuque, habitués à regarder par le trou cyclopéen de leurs écrans, ils se font « mover » le cul dans des carrosses à pointure XXL pétant plus haut que leurs pots d’échappement.

Il me revient en mémoire ces accros tamponneurs à court de cerveau se tambourinant par pectoraux interposés sous meuglements de rires, marquants les premiers symptômes de la phase terminale d’interconnexion.

Droits dans leurs trois bandes automne-hiver, con-pressés dans des strings à flux tendu et étroits dans leurs artères où le verre passe au rouge à un degré moyen de 7,5 %, les assistés de la vie meublent leur existence en vibrant, clignotant, scintillant, pétillant et se selfiant la façade au rythme de leurs ouiefies esgourdantes.

Ces clones, si différents les uns des autres, sont reconnaissables par leur seconde peau bleutée par délavage à l’affut de la mue, soit avec haut fond permettant la remise à hauteur frontale d’un membre de la famille excrément impotent, soit avec bas fond fiscant ce même membre dans la catégorie des revenus accessoires pour rêves nus.

Allez, un peu de silence s’il vous plait. On reprend en chœur, les hommes et les hommes d’abord.

MAIS QUE FAIT LE GOUVERNEMENT !

Parfait ! Vous pouvez retourner sur votre grève et attendre la montée des courts.

Musique Maestro !

Agie, 2016-09-21