Bientôt neuve heure, lit vert arrive.

Mon café s’examine en interne derrière les coroles para-solaire s’égouttant de leurs derniers services avant la clôture des terrasses.

La cuvée aura été bonne, les tables peuvent se débancaliser de leurs calles anti-pavés.

Les pigeons épuisés par les vitrines soldées, emmagasinent les restes des miettes en faisant les trottoirs.

Bon été et aura pour la cuvée (en verlan), les chaises peuvent s’empiler chez les « caves » au frais de leurs dollars.

Loin des artères communales, maître renard tenant dans sa gueule une tomme entonne la fin des champs pour alpages.

Autre ru, autre mœurs, le héron cendré affute ses patins pour une voyance en boules de neige.

Les badauds inclinent les hauts-dos en tricotant leurs tatouages pour les quatre mois de l’air glacière à venir.

Je fais des cendres de la chaleur qui meublera ma couche solitaire sans clairière et m’aime demain pour ma cabane au fond des bois.

Lit vert arrive, bientôt neuve heure pour ce dernier cadran.

Agie, 2016-09-20