Œuvre ou chef-d’œuvre, art ou dolart ?

Le tableau de la Joconde momifié dans son cercueil de verre sous haute surveillance se situerait-il au-delà des frontières de ma compréhension artistique pour que je ne savoure que la croûte et non l’amie ?

Qui serait à l’origine de ce critère de la beauté et celui-ci aurait-il été attribué au modèle ou au talentueux peintre transmetteur de savoir ?

Si une éducation « encarcanée » ne m’avait pas été édictée, l’interprétation de cette œuvre, entre la personnalité réceptive du curieux voyeur que je suis et celle imposée par ces analystes soi-disant détenteurs de la science diffuse, m’aurait sans doute donné liberté d’aimer à ma façon cette représentation de vous.

Sous une pâle copie du cratère en verre au palais de Reichstag, d’où cendres et lave ne s’échappent plus, je viendrai m’asseoir aux côtés de votre silence.

J’espère que nos regards partageront encore quelques sensations et pour cela, je vous en remercie Madame Mona Lisa.

Agie, 2016-09-12