Lui, c’est Shell-me, un p’tit gars « ragiste » qui se pompe l’R.

Il habite là-haut au plus près de sa mère

Un îlot de pâtures pour solo bien amer

Entre lac et montagne coule une rivière

Où la seule voie possible est le chemin de fer.

Il s’est mis en retraite dans un coin de carrière,

Ne vouloir plus rien faire ne donne que l’âge d’enfer

Sans un signe de croix les dimanches de prière

Au milieu des bigotes en peine de Lucifer.

Ce fut sa vie, sera sa mort, son effet mer !

Il se toque le calot pour jouer la cuisinière,

Présentant la salade avec ses lock-à-terre

Il se nourri de plats et non pas de manière

Oubliant que le vin se déguste mieux au verre.

Les légumes non bio qui se rincent en soupière

Et la viande pas chair élevée en bétaillère

Ne font pas gaz de ville mais bien délétère

Soulageant la tête et la sous ventrière.

Ce fut sa vie, sera sa mort, son effet mer !

Son dernier contrat ne date pas d’hier.

Couverture en 3 / 8 pour un toit de chaumière

Il pense que les murs se font sans la pierre

Pas besoin de ciment quand ils tiennent par le lierre.

Il croit que les rêves n’ont pas de frontière

Entre crouler sous l’or et puis couler sous l’erre

Château fort en Espagne, château phare en amer

Il se monte en bateau pavillon univers.

Ce fut sa vie, sera sa mort, son effet mer !

Quantité, qualité n’ont pas de barrière

Il se fait des amis par « télé-computer »

Sa veste est vieillotte et usée par derrière

Car elle passe trop souvent de l’endroit à l’envers.

Sa déesse d’amour aime bien la lumière

Pour lui c’est une femme, une vraie, une sein-serre

Elle possède un cerveau que l’on voit par l’arrière

Con-prenant l’oiseau, le poisson que l’on ferre.

Ce fut sa vie, sera sa mort, son effet mer !

Je vous invite à retrouver cette chanson sur mon 5ème album « AVEL YUD »

Agie, 2016-09-04