Les robinsons du barbecue.

J’ai été témoin d’une scène de vie embrasée surtout par l’apéro et non pas le barbecue, plagiant nos ancêtres plus connus en leur qualité d’homo erectus.

Partageons ensemble ce scénario que vous avez surement déjà visualisé avec ces mêmes amis, devenus avec le temps des hétéro erectus !!!

Prenons les choses dans l’ordre.

Matériel :

  • Un grand nombre de bouteilles de contenance fortement alcoolisée.
  • Pour les verres, pas de chichi car les sushis ingurgités en grande quantité pour la mise en forme les ont bien graissés.
  • Pour le service, pas de problème, *l’arabe du même nom est déjà tout trouvé.
  • Les derniers outils ne sont pas nécessaires car les mains les remplaceront amplement.

* le mot arabe a été volontairement employé ici afin de rappeler à un grand nombre de gros jouisseurs masochistes en manque de virilité, que ces hommes, ces seigneurs, ces princes du désert ont été sauvagement et bestialement maltraités dans l’unique raison de gain d’une puissance illégalement dominatrice et dont les lettres L E F ont transformé les mots en té en mots hantés.

Chacun participe ainsi au réchauffement de l’ambiance à commencer par les faciès rougeoyants faisant monter en température les cerveaux camouflés derrière.

Durant cette première période tout se passe à peu près correctement dans la mesure ou les gestes se cantonnent au passage des verres sur le trajet minimal de « bouteilles vers orifices buccaux » qui sont les seuls en souffrance.

Au cours de la seconde période, à part les tonalités qui augmentent en puissance et les maquillages qui franchissent allégrement les limites de zone rouge, pas d’autres changements si ce n’est que l’équilibre commence à se faire entre le nombre de bouteilles vides et pleines.

C’est à la quatrième période que les panses commencent à se rendre compte que le barbecue n’est toujours pas allumé.

Alors les ordres fusent !

Curieusement, c’est l’étranger qui est désigné pour cette fonction gestuelle, car à priori, les cerveaux ne se trouvent pas dans la tête de ce « désigné volontaire ».

Et les ordres affluent en plus grand nombre !

  • Remet du bois ! (le « bois ou buvé » ne lui étant pas autorisé) …
  • Souffle ! (car eux se contentent de péter) …

A ce point, j’ai constaté qu’étrangement, ce n’était pas l’étranger au bord de son bucher-barbecue qui avait le plus chaud, la sueur ne perlant de manière fluviale que des fronts alcoolisés.

Si vous le voulez bien, nous passerons rapidement de la période 4 à la huitième.

En effet (pour le narrateur) car les effets des « cons-vives » ont été retirés afin de respecter la tare entre le degré de tolérance policière et leur nombre de ces fripes.

Je me dois de vous informer que l’étranger a disparu du scénario car les reproches formulés à son égard mais sans aucun égard, au travers des aboiements, étaient devenus insupportables. Sans cette discrète évasion, il aurait pu carrément passer à la casserole.

Rassurez-vous, le travail ayant été totalement mâché par l’étranger, un des morceaux de lard restant, pardon, un des hôtes restant s’est empressé d’effectuer le trajet barbecue/table sous un hypocrite « claquetage » de paluches grasses que certains nomment applaudissements.

Le désigné volontaire ou l’étranger, 2016-08-22