Les mots n’ont plus le même parfum lorsqu’ils sont lus ou entendus (2ème épisode sur ce thème)

2er épisode sur ce thème avec ma chanson : Ce ne sont que des mots

Des mots, des mots, ce ne sont que des mots

De futiles évènements

Que l’on « emphrasent » sous écrans

Des mots, des mots, ce ne sont que des mots

Loin des scribes d’antan

Gravures sur parchemins géants

Des mots, des mots, ce ne sont rien que des mots

Des text’ hauts pour invalides

Analphabètes et sordides

Les mots bleus sont en volée

Vers des rivages de charme

De belles plumes en ont scellés

Les sourires et les larmes

Des mots, des mots, que l’on aligne au cordeau

Germes plantés en sol aride

Et sans relire on valide

Des mots, des mots, faisant office pour dévots

Des fosses vierges aux noms de druides

Résonnent encore en termes hybrides.

Des mots, des mots, que l’on encaisse en dico

Dits sous coupole ou vertement

Avec l’épée évidement

Les mots bleus sont en volée

Vers des rivages de charme

De belles plumes en ont scellés

Les sourires et les larmes

Des mots, des mots, quand les dodos vont au landau

Des cris d’amour ou hurlements

Emprunt de bise, embruns de vent

Des mots, des mots, qui n’entendent plus mes maux

M’ont rendu l’âme bien vide

Comme une onde plate sans ride.

Les mots bleus sont en volée

Vers des rivages de charme

De belles plumes en ont scellés

Les sourires et les larmes.

Des mots, oh des mots . . .

. . . laissent mes lèvres désarmées.

 

Information sur cette œuvre :

On me prête (et seulement prête) un certain talent pour écrire allant jusqu’à dire -une plume en or-.

On me prête (et seulement prête) une belle voix pour les interpréter allant jusqu’à dire -une voix en or-.

On me prête (et seulement prête) une grande dextérité guitaristique pour les accompagner allant jusqu’à dire -des mains en or- …

Vous ne me croyez pas ? alors passons à la suite des explications.

Je me promenais dans les bois … pendant qu’le loup n’y est pas … et je trouvais que les images étaient impressionnantes de beauté.

Alors j’ai essayé de les décrire.

Caricature :  Le ciel est bleu … le soleil est jaune … les arbres sont verts …

Je me suis surpris à prononcer des mots plats, sans couleur ni résonnance, lorsque la sonnerie de mon téléphone m’a sorti de cet essai.

C’était un message bourré de fautes de frappe, d’orthographe, de grammaire, de conjugaison et toutes en non-sens !!!

Et …

Et …

Voilà où a abouti ma réflexion : tel un tsunami difficilement contrôlable dans sa transposition de ma créativité à la feuille blanche pour vous offrir … Cette chanson.

Agie, 2016-08-12